Recherche translationnelle et clinique

RECHERCHE TRANSLATIONNELLE ET CLINIQUE

Interaction avec le GIRCI

Le CNO, en tant que membre associé, a une collaboration étroite avec le GIRCI.

L’Appel à Projets conjoint GIRCI/CNO.

Un Appel à Projets conjoint annuel favorise l’émergence dans les domaines de la recherche clinique et / ou translationnelle en cancérologie.

Le Projet StARCC « Structuration de l’Activité de Recherche Clinique en Cancérologie »

Depuis début 2015 le Groupement Interrégional pour la Recherche Clinique et l’Innovation (GIRCI) du Nord-Ouest en lien avec le Cancéropôle Nord-Ouest a organisé plusieurs réunions de concertation sur la structuration de la recherche clinique en cancérologie entre les différents acteurs et notamment les CHU, les CLCC et les Réseaux Régionaux de Cancérologie.

Suite à ces réunions et dans le but d’améliorer la répartition de l’ensemble des moyens sur l’interrégion et assurer une meilleure efficience de l’activité de recherche clinique en cancérologie, le GIRCI Nord-Ouest a initié en mai 2016 un Appel à Projets de « Structuration de le Recherche Clinique en cancérologie ». Chacun des 4 territoires du Nord-Ouest a donc soumis un dossier contenant ses propositions d’organisations territoriales en justifiant les financements nécessaires à leurs mises en œuvre.

Un Comité d’évaluation et d’accompagnement a été constitué comprenant notamment des représentants du GIRCI, du Cancéropôle Nord-Ouest mais également des experts extérieurs à l’interrégion, qui a statué sur l’attribution des financements en décembre 2016.

Les projets de chacun des 4 territoires du Nord-Ouest ont démarré progressivement en 2017 et parallèlement la Cellule de Coordination Interrégionale de la Recherche clinique en Cancérologie (CeCIRC) a démarré son action.

Interaction avec les CLIP 2 Lille et Normand

L’interrégion Nord-Ouest compte deux centres de phase précose (CLIP2), le premier à Caen (Centre François Baclesse) et le second à Lille (GCS C2RC CHU-Centre Oscar Lambret), labellisés INCa.

Les discussions engagées entre les porteurs de projet CLIP2 et le CNO se sont traduites par deux évènements scientifiques communs en 2019 et 2021, afin de favoriser les interactions entre les cliniciens et les chercheurs de l’interrégion Nord-Ouest, le réseautage et le montage de projets collaboratifs.

Grâce à ces échanges et sous l’impulsion du CNO, un réseau d’adressage interrégional visant à faciliter l’accès à l’innovation pour les patients des Hauts-de-France et de la Normandie a pu être mis en place par les CLIP² de Lille et normand. Après un an d’existence, plus de 300 fiches ont ainsi été discutées lors du comité pluridisciplinaire interrégional qui se réunit tous les vendredis. Si les deux CLIP² n’ont pas d’études à proposer, la fiche du patient est alors transmise à trois instituts partenaires (Curie, Gustave Roussy et Jules Bordet). Une série de cours en ligne sur les stratégies thérapeutiques en oncologie destinés aux professionnels de la recherche clinique (ARC, TEC, chefs de projets, pharmaciens, managers…) est également ouverte à tous les établissements de l’inter-région et il est possible de se perfectionner chaque mois sur un sujet par une visioconférence accessible gratuitement.

Lors de la 2ème Journée de Recherche Translationnelle, à Abbeville, le 19 novembre 2021.

Essai ERNU

Sur les 900 centres de soins autorisés pour les traitements du cancer en France, 50 centres universitaires experts concentrent à eux seuls 83% des essais cliniques, ce qui pose la question de la représentativité des patients inclus dans les essais cliniques et met en lumière les fortes inégalités territoriales dans la prise en charge des patients atteints de cancer. Devant ce constat, le CNO a mis en place en 2017 un essai en santé publique dénommé « Essai Randomisé évaluant l’intervention du CNO pour le développement de la recherche clinique dans les établissements de soins Non Universitaires », acronyme ERNU, avec pour objectif principal la mesure de l’augmentation des inclusions dans des essais cliniques des patients fréquentant des établissements non universitaires, associée à une aide protocolisée apportée par le CNO.

L’essai bénéficiait d’une randomisation par période (« Stepped Wedge Cluster trial »), tous les centres étant aidés mais pendant un an ou deux ans selon le groupe attribué et les aides proposées étaient polymorphes (accès à un portefeuille d’essais cliniques, formations, financement de temps de technicien, de matériel, etc..). Malgré son originalité et en partie à cause de celle-ci, le recrutement des centres s’est avéré difficile et sur les 125 centres autorisés pour les traitements du cancer dans l’inter-région, seuls 39 (25 centres hospitaliers et 14 centres privés) ont souhaité faire partie de l’essai, 27 dans les Haut-de-France et 12 en Normandie. Ainsi, l’analyse des données n’a pas pu s’appuyer sur la puissance prévue initialement. Aucune différence significative n’a été constatée entre les deux bras ni sur le nombre de patients inclus ni sur le nombre d’études ouvertes.

Ce résultat contre-intuitif peut bien entendu refléter une réelle absence d’efficacité de ce type d’aide, mais peut aussi être expliqué par la variabilité réelle du nombre de patients inclus entre centres plus importante qu’attendue ou par le délai très important de mise en place qui a diminué d’autant le délai pris en compte après l’intervention. L’étude qualitative a plus particulièrement mis en évidence une volonté collective forte de s’engager en recherche clinique dans beaucoup de centres, avec un enthousiasme réel des personnels, y compris soignants et administratifs. Elle exprime aussi un ressenti d’isolement chez certains investigateurs et la crainte de perte de vue des patients adressés aux centres experts pour un essai. En tirant parti de l’expérience acquise lors de cette étude, il paraît donc indispensable de créer une vraie interaction entre centres experts et centres non universitaires ; aidés par le CHU ou le CLCC à développer une activité locale, ces centres enverront plus volontiers des patients relevant d’essais précoces et / ou complexes.

Projet de cohorte nationale sur le carcinome hépatocellulaire CHIEF

Le CNO soutient un projet de cohorte nationale sur le carcinome hépatocellulaire (CHC) qui est porté par le CHU Amiens Picardie pour le compte des 11 groupes coopérateurs et sociétés savantes nationaux concernés en France par ce cancer.

Ce projet, dénommée CHIEF, affiche en 2021, 28 centres ouverts aux inclusions, près de 2000 patient suivis et près de 15 000 échantillons (tumeur, sang, urine et selles) pour faciliter les recherches académiques et industrielles sur ce cancer.

Lors de la réunion nationale de lancement de l’étude –  Amiens le 13 décembre 2018.

Conseil d'administration

Le groupement est géré et administré par le Conseil d’administration. Il est composé de quatorze personnes physiques désignées par l’assemblée générale en son sein parmi les représentants nommés par les membres pour y siéger.
Les administrateurs sont nommés par l’assemblée générale pour une durée de trois ans renouvelable.
Le Conseil d’administration se réunit 4 fois par an, il prend toutes les décisions relatives au fonctionnement du Cancéropôle qui ne relèvent pas de l’Assemblée Générale, et notamment les nominations de l’équipe de direction, la désignation des coordonnateurs d’axes de recherche et des membres du comité de pilotage scientifique. Il propose le budget, le programme d’activités et les orientations stratégiques à l’Assemblée Générale.

Le Professeur Guy LAUNOY préside les séances du Conseil d’administration.

Etablissements de soins

  • CHU Amiens : Pr Jean-Pierre MAROLLEAU (Chef de service, Hématologie)
  • CHU de Caen : Pr Emmanuel BABIN (Coordonnateur médical)
  • CHU de Lille : Dr Marie-Hélène VIEILLARD (Coordonnatrice de la Fédération de Cancérologie)
  • CHU de Rouen : M. David MALLET (Directeur de la Recherche Clinique et de l’Innovation)
  • Centre François Baclesse : Pr Marc-André MAHÉ (Directeur Général)
  • Centre Oscar Lambret : Pr Éric LARTIGAU (Directeur Général)
  • Centre Henri Becquerel : Pr Pierre VÉRA (Directeur Général)

Etablissements publics à caractère scientifique et technologique

  • Inserm : M. Samir OULD ALI (Délégué Régional)
  • CNRS : Mme Bénédicte SAMYN (Adjointe au Délégué Régional)

Etablissements de recherche-enseignement

  • Université de Picardie Jules Verne (Amiens) : Pr Halima OUADID-AHIDOUCH (Directrice UFR des sciences – Laboratoire de Physiologie Cellulaire et Moléculaire)
  • Université Caen : Pr Gandhi DAMAJ (Professeur des Universités – Hématologie)
  • Université Lille : Pr Éric BOULANGER (Vice-doyen Recherche de l’UFR3S)
  • Université Rouen : Pr Vincent RICHARD (Vice-Président)
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